Est en fait un Hof: "Temple óðinnique"
C'est une construction de 17 mètres de long sur 10 de large (avec des murs de 1 m 65 à 2 m 20), élaborée datant du XIIème siècle, qui fut découverte sous l'escalier de droite de la cour d'honneur du Palais de justice en 1864, ou lors de l’édification du monumental escalier de la Cour d’Appel, on arasa près d’un mètre du coin Nord-Est du bâtiment, puis "redécouvert" en 1976... Elle fut surnommée avec emphase la « Maison sublime » et présentée à dessein comme un monument juif du XIIème siècle, car 16 graffitis mal formés plus ou moins superficiellement en alphabet hébraïque, mélangeant le scriptural & le linéaire, en majorité sur le mur Sud, rare sur le mur Nord, inexistante sur les murs Est & Ouest. Leur lecture est aléatoire, et les traductions non objectives, tiennent plus de l'interprétation dirigée pour ne pas dire confessionnel, notamment celle concernant ודפצ/Aphrw traduit "Efron…" qui en à 3 autres possibles (selon Martiano "Efron est passé par là", ou selon Bertin "Efron est trépassé", ou selon Golb "…? fils de …? que repose âme en paix"), & dans la tourelle au-dessus de la croix הצרשרהי/Iwshwah traduit arbitrairement "Josué" & qui peut tout aussi bien signifier "Jésus", ce serait alors une inscription templière (la croix ayant plus un rapport avec le Christ qu’avec Josué). Certains graffitis qu'on racole à la prière de Salomon, I Rois IX: 8 (qui se réfère uniquement au Temple de Jérusalem, dont la localisation hypothétique est elle-même une falsification historique), peuvent aussi bien s'appliquer à un ancien Temple païen (l'historien normand Maurice Erwin Guignard, affirme que le bâtiment était un ancien temple odhiniste), bien plus qu'à une synagogue (car à l'origine ce terme désignait une école, comme le Rabin un professeur). Quant à voir les mots hébraïques "Dieu" & "Torah" dans des tracés spécieux qui ont tout juste l'air de ratures, il faut avoir la foi bien vissée ou la vue vicieuse & l'esprit à la religiosité axée au dessin malhonnête, il est fort probable que ces pseudo-inscriptions hébraïques, soient des faux confessionnels (comme la grenade d'ivoire, l'ossuaire de Jacques [frère du Christ], pourtant authentifiés par l'expert [sic] épigraphiste André Lemaire, la Tablette de Joas, la Stèle de Tel Dan [créées par le "collectionneur" Israélien Oded Golan], et la Stèle de Mérenptah [où isrAr: "dégagé/libre", est faussement et délibérément traduit par Israël]) ; car, il faut souligner la présence suspecte du Rabin Marciano durant les premiers jours de fouilles, alors que ne se posait pas encore la question sur l'origine du bâtiment, c’est d'ailleurs ce dernier comme n'en fait exprès qui en a émit l'hypothèse, qui comme par un hasard providentiel, se vit accorder à cette communauté en 1976, et attribué ex-cathedra puis concédé à la communauté juive, après examen plus que superficiel par un coreligionnaire B. Blumenkranz, directeur de recherche au C.N.R.S., qui fit accroire par allégeance au rabbin Kapplan qui visita le chantier en 1977, que le bâtiment était une ancienne synagogue. Soit, il y eut bien une synagogue à Rouen, mais située rue Massacre à la fin du XIIIème siècle & 50 ans plus tard une sorte de yeshiva rue de la Pie, pâté de maison considéré comme quartier juif, quant à un soi-disant cimetière juif bordant la rue Saint-Maur (près de la gare Rive Droite), il n'y a contre toute attente été trouvé aucun indice de caractère judaïque.
Dire que : Ses murs préservés de faible hauteur laissent découvrir quelques inscriptions en hébreu : Que cette maison soit sublime ! (est inexact, car ce ne sont pas SES murs, mais en majorité sur le mur intérieur Sud, rare sur le mur extérieur Nord, rien sur les autres murs. Quant au pseudo Lion de Juda sculpté : Concernant les colonnettes du mur extérieur, celle dite aux lions représente 2 corps de lions réunis par une même tête, est appelée "2 corps une tête", c'est une représentation de la sculpture romane normande (comme au Mont-Saint-Aignan & en l'abbatiale Saint-Georges-de-Boscherville en Seine Maritime, ainsi qu'à Villennes-sur-Seine dans les Yvelines normandes, & à l'église Saint-Gervais de Falaise avec un léopard à 2 corps, sculpté sous Henri Iier), symbolisant l'illumination & la connaissance, la tête unique étant humanisée (ressemble à celle de Sheela-Na-Gig, Déesse de la fécondité irlandaise) & solaire à la fois (jeu de mot entre les norrois Ljós: "lumière" & Ljón: "lion"), le même symbolisme se retrouve sous la statue de Robert II Courteheuse (Abbaye Saint-Etienne de Caen, qui à les pieds sur une chimère à une tête de lion, 2 arrières trains de lion, ailes & seins, presque identique à un médaillon d'or Thrace, montrant un sphinx à 2 corps). Celle sculptée au dragon le représente avec un Créquier "prunier sauvage/prunellier" héraldique, sortant de sa gueule, arbre du bosquet sacré de la religion Óðinniste, qui est à l'origine du mot norrois Kirkja: "église/temple", la pointe de cet arbre imageant Þór: "Thor" jeu de mot avec Þorn: "épine" en norrois, par jonction avec Jörmunganðr: "les rayons telluriques", serpent/dragon géant fils de Loki, habitant de Midgaard: "monde du milieu" (notre monde), symbole du dragon entourant le pôle de l'écliptique, dragon que Þór pêcha dans une saga (lors d'une partie de pêche avec Hymir), c'est en quelque sorte la griffe signalétique du Temple óðinnique. C'était la maison d'un riche bourgeois, certes, mais un édifice civil, selon la plus grande part des archéologues, du moins pas « religieux » dans le sens judéo-chrétien du terme. Le bâtiment est dit juif selon quelques-uns mal informé et selon d'autres, mais de confession hébraïque, ce serait une yeshiva. Quoi qu’il en soit, ces deux suppositions à caractères confessionnels sont erronées.
A l'étage bas, du dallage fut posé au XIVème siècle, 2 chapiteaux de colonnettes des contreforts devinrent les bases de celles-ci, celle dite aux lions plus ou moins cachée par le massif de la nouvelle porte & l'autre au dragon par le second système d'accès, ce faisant les représentations se virent être curieusement inversées & couchées sur le dos, sans doute par souci de désacralisation (& pour selon certains à l'intégrisme exacerbé, être en conformité avec le Psaume XCI: 13 "tu marcheras sur le lion et l'aspic, tu fouleras le lionceau et le dragon…", mais la concordance est plus que spécieuse, le lion couché pouvant tout aussi bien correspondre au psaume d'Ezéchiel XIX: 1-9 concernant les descendants d'Israël renversée).
Le bâtiment ainsi remanié abrita sans doute des juifs en situation irrégulière, ainsi que des templiers emprisonnés ou en fuite et du faire à l'occasion office de synagogue provisoire vers 1315 (il suffit de 3 adultes mâles pour faire d'une prison un lieu de culte), en attendant celle qui se définira comme tel au croisement des rues du Gros Horloge & Thouret au milieu du XIVème siècle (vers 1360, qui fut plus tard remplacée par l'église Notre-Dame de la Ronde, détruite à la Révolution française).
L'histoire de la petite communauté juive de Normandie au moyen âge, était fort mal connue jusqu'à la providentielle rectification par Norman Golb de la lecture du nom d'une ville de France, רדוס/RDWS jusqu'alors retranscrit en Rodez et qui s'avèrerait être selon les désidérata de Golb, le nom de Rouen. Dès lors il put « rassembler » hasard providentiel, un certain nombre de textes hébraïques du moyen âge mentionnant « Rouen » au lieu de Rodez, et conclure de manière péremptoire, que cette ville fut durant plusieurs siècles un très important centre de culture juive. Une substitution devenant une hypothèse, puis un postulat et enfin un dogme, de coreligionnaire outre-Atlantique via les confraternités de la diaspora française.
Mais cette relative certitude, pour autant qu’elle est dirigée de manière confessionnelle, doit être remise en cause, d’autant plus que le -s final de Rotomagos n’était déjà plus prononcé à l’époque ducal vu que les Vikings donnaient à cette ville une autre origine que celle du nom gaulois, preuve en est qu'au Xème siècle, Ibrahim ibn Ya'qub marchand arabe envoyé par le Calife Omeyade de Cordoue écrit Rudhûm, d'après la prononciation du nom de la ville de l'époque.
Car aucune ville française actuelles, qui se finissaient naguère avec le suffixe gaulois –magos et se terminent maintenant par -an/-en ou -on, ne se prononce avec un « -s » final. La re-traduction de רדוס/RDWS/Rodez en Rouen est donc une tromperie pour ne pas dire une supercherie, qui vise à faire « coller » le nom d'une ville, avec une supposée Yeshiva et un pseudo peuplement tant statistiquement diffus qu'historiquement confus de coreligionnaires hébraïques à Norman Golb, avec le site juif hypothétique de Rouen. Golb oubliant que le manque de fenêtre donc de lumière et l'orientation de la porte en contradiction avec les textes des préceptes hébraïques, de même que la présence de foyer sur le sol de la salle basse. Golb décrit par ailleurs une sorte de niche qui aurait contenue l'armoire des rouleaux de la Torah, et qui s'avèrera être un puits..., il brode ensuite, inventant un nombre non démontré de 3 à 4 étages et un chiffre supposé de 50 élèves dans un lieu humide (avec un puits) ne pouvant pas accueillir une bibliothèque, avec un unique et exigu escalier en colimaçon ne permettant pas à deux personnes de se croiser. Golb invente encore, attribuant la maison à un juif nommé Bonnevie en 1986, mais en 1990, Ph. Cailleux se montre plus circonspect lors de deux conférences. On est face à des élucubrations plus qu'à des spéculations.
La « large » diffusion de ce raisonnement par l'absurde (jusqu'en Israël), qui tend à s'imposer contre toute logique, hormis le « politiquement correcte » qui s’efforce de réparer une collaboration franco-allemande pendant la 2ème guerre mondiale, part d'une hypothèse qui se révèle inexacte, et son accueil confessionnel récupérateur ne vise qu'à faire accroire en une fausse antériorité du judaïsme en Normandie, ainsi qu'une diffusion tronquée de cette ethnie, en faisant se confondre le nom actuel de la rue aux juifs de Rouen qui est une ancienne rue aux Gwibrr : "guibre/enseigne/décoration" au féminin, et "serpent/gouivre" au masculin en langue normande, le terme étant aussi à l'origine en Normandie du nom des localités de Gouy (près de Rouen) et Guibray (bourg inclus dans Falaise lors de la création du château Ducal au Xème siècle), et m'a rien à voir directement avec le mot juif, celui d’un peuple sémitique d'extraction biblique, puisqu'il ne désigna les juifs mais de manière péjorative que tardivement, bien après le XIIème siècle. Le terme ayant été pris à tort au sens plénier, pour celui des « juifs » par les envahisseurs français au XIIIème siècle, qui n'entendaient rien au nom celte d'origine, les juifs ayant été expulsés de France en 1306.
J'accuse...!http://emile.zola.centerblog.net
un auteur bourguignon du XIXème siècle (Eugène Beauvois) a parlé aussi dans ses livres, d'un temple de Frey sous une église de Rouen...